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Exposition dessins et peintures de Patrick Santus
Exposition du 12 avril au 15 mai 2012 . Vernissage le jeudi
12 avril 2012 en présence du peintre -->
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Exposition peintures
et sculptures de Pascal Peris
Exposition du 17 mai au 12 juin 2012 .
Vernissage le jeudi 17 mai 2012 à partir de 19h en présence
de l'artiste. -->
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du Sculpteur YOANN PENARD du 08 octobre au 03 novembre 2010 |
Lieu de l'Exposition: Kuryos, 23 rue minvielle (quartier des
chartrons) à Bordeaux.
Information au 05 56 56 97 57
Ouvert de 09h à 19h du lundi au vendredi ou sur rendez
vous.
Vernissage le jeudi 07 octobre 2010
à 19h, en présence de l'artiste
Oeuvres
de Yoann Penard visibles à la galerie Kuryos.
Nocturne le jeudi 28 octobre jusqu'a 23h.
Site de : www.yoann-penard.com |
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Archéologue de la cruauté,
Yoann Penard nous confronte au miroir de l’insoutenable,
convoquant tout ce que l’homme a pu produire d’horrible
pour punir son prochain d’être au monde.
Qu’un jeune sculpteur puisse enfanter une œuvre
d’une telle férocité semble indiquer que
l’art a encore de beaux jours devant lui. Si certains
en on fait une discipline caricature, d’autres entretiennent
sa force de feu, dénonçant les carcans qui entravent
tout épanouissement.
Yoann Penard relève de cette catégorie.
Si les œuvres de Yoann Penard paraissent exhumer les
vestiges d’une civilisation perdue, elles ne font sans
doute pas qu’évoquer le passé. Peut être
pourrions nous voir en elles quelques symboles du monde présent
ou du futur en gestation, autant dire de l’histoire
éternelle.
Dans « le temps des assassins », essai consacré
au poète de Charle-ville, Henri Miller écrivait
ceci : « on ne tue jamais les chimères, car les
fantômes ne sont réels que dans la peur qui les
fait naître. Se connaître soi même, comme
jadis Rimbaud le recommandait dans la célèbre
Lettre du voyant, c’est expulser les démons qui
vous possèdent. »
Dénoncer tout ce qui entrave l’épanouissement
de l’esprit nous parait relever de la fonction même
de l’art. S’il est certes une célébration,
il se présente aussi comme l’antidote du désespoir
et de l’avachissement qui en résulte. L’histoire
pour paraphraser Jean Louis Borges, n’est que l’histoire
de l’infamie. Elle ne fait qu’enchainer les meurtres
et les oppressions de toutes sortes.
L’homme n’a guère évolué
depuis les temps ou il vivait dans les cavernes. Il n’a
pas compris que son salut ne pouvait venir que de l’amour
et du libre partage des richesses. Le Paradis était
en nous, nous en avons bouché l’accès
par notre haine de la beauté.
Si les œuvres de Yoann Penard évoquent par leur
aspect des fragments de mondes disparus, sont-elles pour autant
en décalage avec le nôtre ? Ces êtres pris
dans leur carcan, ligotés à leur destin, ficelés
dans leur Gange comme autant de momies pétrifiées
Sont ils si différents de ce que nous impose comme
modèle d’homme civilisé, celui la même
qui, chaque jour, évalue impuissant l’ampleur
de la débâcle vers laquelle il est entraîné
? La vision de la mort elle-même ne parait plus le faire
changer de cap.
Il fonce dans le mur tête baissé la grimace assassine
aux lèvres. Son mal-être se répand comme
une lèpre, agressant tout ce qu’il touche.
Réalisées en polymère acrylique, les
sculptures de yoann Penard, auxquelles viennent s’incorporer
des ingrédients aussi divers que le métal, le
bois, le tissu, le chanvre ou les racines (on parle même
d’un œuf d’autruche), mettent au jour d’antique
reliques.
« Ici le tragique côtoie le cocasse, et ça
fait des étincelles, ça met le feu aux poudres,
ça vous enflamme l’esprit ! » martèle
Ludovic Duhamel dans la présentation de l’œuvre
du sculpteur (cf : « le miroir de l’art »
mensuel d’avril 2010).
Défilé de totems et de sarcophages ambulants,
D’embarcations et de véhicules indescriptibles
croisant les figures délétères de l’archidiacre,
de monsieur le précepteur de madame délation
ou du commandeur des croyants !
Ecrasés par « le poids des autres », l’homme
du commun transporte son fardeau, s’efforçant
de ne pas éveiller les soupçons. Il faut avoir
l’air normal, autrement dit ne ressembler à rien.
Penard donne à la société une allure
de farce cosmique . L’image même du libérateur
(Viva Zapata) semble avoir pris du plomb dans l’aile.
On se croirait au cœur d’un cauchemar caniculaire.
Heureusement l’humour est là, donnant au défilé
toute la dérision qu’il convient. L’auteur
de ce spectacle n’as rien d’un citoyen sinistre.
Son visage rayonne de santé. Il s’est seulement
libéré de ses peurs. Ce garçon là
promet !
Luis Porquet
« Les affiches de Normandie », juin 2010
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